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Anxiété généralisée : pourquoi je m’inquiète tout le temps, même quand tout va bien ?

  • Photo du rédacteur: Gaëtane Plassart
    Gaëtane Plassart
  • 28 mars
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Pourquoi votre esprit ne s’arrête jamais vraiment et comment sortir peu à peu de cette inquiétude permanente.


Un homme anxieux

Il y a des personnes qui vivent des crises très nettes. Et puis il y a celles qui ont surtout l’impression de ne jamais redescendre vraiment. Pas de grosse panique, pas de crise spectaculaire, mais une inquiétude presque permanente.

Il y a toujours quelque chose à anticiper, à vérifier. Un risque qui pourrait surgir. Et à force, on finit par vivre avec un esprit toujours en veille, un corps souvent tendu et une fatigue qu’on ne comprend pas toujours.

Quand cette inquiétude devient durable, difficile à contrôler et qu’elle prend de la place dans la vie quotidienne, on parle d’anxiété généralisée.


L'essentiel en 30 secondes

Voici les repères les plus utiles à garder en tête avant d'aller plus loin :

  • L’anxiété généralisée ne ressemble pas à une crise spectaculaire. Elle ressemble plutôt à une inquiétude presque constante, qui change de sujet mais ne s’arrête jamais vraiment.

  • Il y a toujours quelque chose à prévoir, à vérifier, à contrôler ou à éviter. L’esprit reste en veille presque en permanence.

  • Plus vous cherchez à vous rassurer, à tout contrôler ou à obtenir une certitude totale, plus l’anxiété prend de la place.

  • L’inquiétude finit aussi par épuiser le corps : tensions, sommeil léger, fatigue, irritabilité, difficulté à se concentrer…

  • Le problème n’est pas seulement que vous pensez beaucoup. Le problème, c’est que votre système essaie de prévenir tous les risques possibles, même quand il n’y a pas de danger immédiat.

  • L’anxiété s’est souvent installée pour une bonne raison : vous protéger dans un contexte perçu comme insécure, imprévisible ou menaçant. Mais avec le temps, elle est devenue anachronique et continue à s’activer alors qu’elle n’est plus adaptée au présent.

  • Il est possible d’en sortir peu à peu, à votre rythme, sans vous forcer à lâcher prise.


Comment reconnaître une anxiété généralisée

L’anxiété généralisée ne ressemble pas à une crise mais plutôt à un bruit de fond permanent. Même quand il n’y a pas de danger immédiat, il y a toujours plusieurs sujets d’inquiétude et une tension qui revient chaque jour.

Vous vous inquiétez de plusieurs sujets à la fois

Travail, santé, proches, argent, avenir, démarches, petits détails du quotidien... Votre esprit saute d’un sujet à l’autre. À peine une inquiétude se calme qu’une autre prend le relais.

Vous avez du mal à arrêter, même quand vous voyez que cela ne vous aide pas

Vous savez parfois que vous allez trop loin. Vous savez que cela vous fatigue. Pourtant, vous n’arrivez pas à couper. Votre cerveau refuse de relâcher la surveillance.

Votre corps finit lui aussi par s'épuiser

Tensions, sommeil léger, fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, impression d’être toujours sous pression... Le problème n’est pas seulement que vous pensez beaucoup.

Le problème, c’est que cette inquiétude use autant le corps que la tête.


Pourquoi votre cerveau ne s'arrête jamais vraiment

Quand on vit dans l'anxiété, on a souvent l’impression de manquer de volonté. En réalité, le mécanisme est automatique.

Le cerveau cherche à anticiper les problèmes

L’anxiété fonctionne comme un système d’anticipation. Le cerveau essaie de repérer ce qui pourrait mal se passer avant que cela n'arrive. Il compare, prévoit, contrôle et cherche à réduire l’incertitude. Non pas parce que vous manquez de volonté, mais parce qu’il essaie de vous protéger.

Autrement dit, il essaie de vous protéger.

Le problème n'est pas un manque de volonté

Quand le système d'alarme est enclenché, se raisonner ne suffit plus. Votre tête peut savoir qu’il n’y a pas de danger immédiat, tandis que votre corps, lui, reste en état d’alerte. C’est aussi pour cela que se forcer à lâcher prise échoue.

Avant de retrouver du calme, le système a besoin de retrouver un peu de sécurité.


Pourquoi l'anxiété revient tous les jours

Ce qui soulage un peu sur le moment finit aussi par entretenir le problème.

Cogiter, vérifier, anticiper : des réflexes qui rassurent à court terme

Quand on se sent anxieux, on cherche logiquement à se rassurer. On vérifie. On anticipe. On repasse les choses dans sa tête. On cherche la bonne solution à l’avance. On essaie d’être sûr·e.

Et sur le moment, cela soulage un peu.

Chercher à être parfaitement rassuré·e relance le doute

Le problème, c’est que le cerveau comprend alors : « Si je vérifie autant, c’est qu’il y a vraiment un risque. »

Plus on cherche le contrôle et une certitude totale, plus le doute revient.

À force, la vie commence à s’organiser autour de l’anxiété

Petit à petit, votre énergie se met au service de l'anxiété : ce qu’il faut éviter, ce qu’il faut contrôler, ce qu’il faut prévoir, ce qu’il ne faut surtout pas rater...

L’anxiété ne prend pas toute la place d’un seul coup. Elle la prend morceau par morceau.


Que faire quand l'anxiété vous embarque

Quand le système s'emballe, le plus utile n’est pas d’essayer de faire taire toutes les pensées d’un coup. L’objectif est plutôt d’éviter que l’anxiété emporte toute votre attention, toute votre énergie et toute votre journée.

Nommer ce qui se passe

En général, plus on cherche à s’empêcher de penser, plus l’esprit repart.

Il peut être plus aidant de commencer par nommer ce qui se passe : « Là, je suis en train de m’inquiéter. » « Mon système est reparti en mode alerte. » « Je ne suis pas en train de résoudre un danger immédiat. Je suis en train d’anticiper. »

Cela ne fait pas tout disparaître, mais cela permet déjà de remettre un peu de distance.

Revenir à quelque chose de simple et concret

Vous pouvez essayer de revenir à quelque chose de très concret :

  • ce que vous êtes en train de faire,

  • ce que vous voyez autour de vous,

  • la prochaine chose simple à faire, et pas les vingt suivantes.

L’idée n’est pas de vous distraire à tout prix, mais d’aider votre attention à sortir un peu de l’alerte intérieure en revenant à ce qui est là, maintenant.

L’anxiété vous emmène très vite dans le futur, dans ce qui pourrait arriver. Revenir au présent, c’est déjà aider votre système à redescendre un peu.

Ce qu'il vaut mieux éviter sur le moment

Le but n’est pas de vous calmer parfaitement, ni de vous convaincre de force que tout va bien.

Le but est surtout d’éviter que l’anxiété embarque tout le reste avec elle : votre attention, votre énergie, votre corps et votre journée.


Comment se soulager durablement

Quand le fonctionnement anxieux est installé depuis longtemps, comprendre aide déjà. Mais ce n’est pas toujours suffisant pour en sortir seul·e.

Ce n’est pas votre personnalité, mais un système de protection appris

À force de vivre dans l'anxiété, on finit souvent par se définir à travers elle : « Je suis quelqu’un de stressé. » « Je suis comme ça. » « J’ai toujours été anxieux·se. »

Mais ce que vous appelez aujourd’hui votre personnalité est un système de protection qui a appris à rester en vigilance.

Cette vigilance a eu, à un moment de votre vie, une fonction de protection ou de survie. Le problème, c’est qu’avec le temps, le système d'alerte est resté réglé trop haut et continue à réagir comme s’il fallait rester prêt en permanence.

Un travail thérapeutique peut aider à sortir de la boucle

Un travail thérapeutique peut aider à :

  • repérer ce qui déclenche l’alerte,

  • comprendre ce qui entretient l'anxiété,

  • sortir peu à peu de l’hypercontrôle,

  • retrouver plus de sécurité intérieure.

L’objectif n’est pas de ne plus jamais vous inquiéter. L’objectif, c’est de ne plus vivre en alerte presque en permanence.

Respirer plus librement, dormir plus profondément, vérifier moins, retrouver davantage de présence et d'ancrage...  Revenir plus facilement au présent, c’est souvent de cela qu’il s’agit concrètement.

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être au bout pour demander de l’aide

Beaucoup de personnes consultent quand le problème les dépasse complètement. Avant cela, elles se disent souvent que ce n’est pas assez grave, qu'elles peuvent tenir le coup, que ce n’est que du stress.

Et pourtant, vivre en tension permanente finit par coûter cher en qualité de vie. L'énergie, le sommeil, la présence à soi et la disponibilité pour les autres sont impactées.

Quand on vit avec ce bruit de fond depuis longtemps, on finit parfois par croire que c’est normal. Ce n’est pas une fatalité.

Parfois, un premier échange permet déjà de voir plus clair. Et parfois aussi, mettre enfin des mots justes sur ce que vous vivez aide déjà.

Si vous souhaitez être accompagné·e, vous pouvez réserver un premier appel pour voir si ce cadre de travail peut vous convenir.

Vous n’avez pas à vivre durablement avec cette tension comme si c’était normal. Vous pouvez être accompagné·e, à votre rythme.



Gaëtane Plassart

Cet article vous parle ?

Je suis Gaëtane Plassart, thérapeute EMDR certifiée.

Je propose un accompagnement EMDR en visio, dans un cadre structuré, progressif et respectueux de votre rythme.

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