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Je m’inquiète tout le temps : anxiété généralisée, hypercontrôle et EMDR

  • Photo du rédacteur: Gaëtane Plassart
    Gaëtane Plassart
  • 20 févr.
  • 10 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours


Quand l’esprit anticipe sans arrêt, que le corps reste en alerte et que le besoin de contrôle finit par épuiser.


Certaines personnes vivent des crises d’angoisse très nettes.

D’autres n’ont pas forcément de crise spectaculaire, mais vivent avec l’impression de ne jamais redescendre vraiment. L’inquiétude reste là, presque en permanence.

Vous pouvez fonctionner, travailler, répondre aux messages, gérer votre quotidien. De l’extérieur, on ne voit pas forcément que quelque chose se passe.

Mais à l’intérieur, une partie de vous reste en veille, même quand rien d’urgent n’est en train de se passer.

Il y a toujours quelque chose à anticiper, à vérifier, à sécuriser.

Un risque qui pourrait surgir. Une erreur possible. Une mauvaise nouvelle à éviter.

Et à force, on finit par vivre avec un esprit qui surveille, un corps souvent tendu et une fatigue qu’on ne comprend pas toujours.

Quand cette inquiétude devient durable, difficile à contrôler et qu’elle prend de la place dans la vie quotidienne, on parle d’anxiété généralisée.

Et quand cette anxiété s’accompagne d’un besoin de tout prévoir, de tout vérifier ou de tout maîtriser, l’EMDR peut être une piste intéressante pour travailler ce qui maintient le système d’alerte trop haut.


L'essentiel en 30 secondes

L’anxiété généralisée ne ressemble pas toujours à une crise visible. Parfois, elle prend la forme d’une inquiétude de fond, presque permanente, qui change de sujet mais ne s’arrête jamais vraiment.

Vous pouvez fonctionner, travailler, répondre aux autres, gérer votre quotidien… tout en ayant intérieurement l’impression de devoir rester prêt·e à tout anticiper.

Cette inquiétude peut se traduire par :

  • un esprit qui passe d’un sujet à l’autre ;

  • un besoin de contrôle difficile à relâcher ;

  • des vérifications ou des ruminations ;

  • un corps tendu, fatigué, souvent en alerte ;

  • une difficulté à vous sentir vraiment en sécurité.

Le problème n’est pas seulement de « trop penser ». Votre système intérieur essaie surtout d’éviter le danger, même quand rien d’urgent n’est en train de se passer.

L’EMDR peut être une piste lorsque cette anxiété est liée à une hypervigilance, à des expériences passées, à des automatismes de protection ou à une sécurité intérieure fragilisée.

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être épuisé·e pour demander de l’aide.

Si vous vous reconnaissez dans cette inquiétude permanente, vous pouvez réserver un premier appel gratuit. Cet appel permet de faire connaissance, de situer brièvement votre difficulté et de voir si l’EMDR peut être adapté à votre situation.

Comment reconnaître une anxiété généralisée ?

L’anxiété généralisée ne se voit pas toujours de l’extérieur.

Elle peut se manifester comme une tension de fond, une vigilance constante ou l’impression que votre esprit cherche sans arrêt ce qui pourrait mal tourner.

Je m’inquiète de plusieurs choses à la fois

Travail, santé, proches, argent, avenir, démarches, petits détails du quotidien…

Votre esprit saute d’un sujet à l’autre. À peine une inquiétude se calme qu’une autre prend le relais.

Ce n’est pas seulement « Je pense beaucoup ». C’est plutôt : « Mon esprit ne me laisse jamais vraiment tranquille ».

Même quand tout va bien, mon esprit cherche le prochain problème

Vous pouvez avoir une journée correcte, une relation stable, un message rassurant, un agenda plutôt calme… et sentir quand même l’inquiétude revenir.

Comme si une partie de vous cherchait le détail qui cloche, le risque oublié, la chose à prévoir avant qu’elle n’arrive.

Mon corps reste tendu, comme s’il fallait rester prêt·e

Tensions, sommeil léger, fatigue, irritabilité, difficultés de concentration, impression d’être toujours sous pression…

Le problème n’est pas seulement que vous pensez beaucoup.

Le problème, c’est que cette inquiétude permanente use autant le corps que la tête.

Je me dis que je devrais réussir à me calmer

Beaucoup de personnes anxieuses se jugent beaucoup.

Elles se disent :

  • « Je sais bien que je vais trop loin » ;

  • « Je devrais arrêter de penser à ça » ;

  • « Je suis fatigant·e » ;

  • « Je n’ai pas de raison d’être comme ça ».

Mais l’anxiété généralisée ne se calme pas toujours lorsqu’on a compris qu’elle est excessive.

Quand le système d’alerte est activé, le raisonnement seul ne suffit pas : l’alerte est une réaction automatique du corps.


Pourquoi mon cerveau ne s’arrête jamais vraiment ?

Quand l’anxiété dure depuis longtemps, on peut croire qu’il s’agit d’un défaut de caractère ou d’un manque de volonté.

En réalité, c’est souvent un mécanisme automatique de protection.

Le cerveau essaie d’anticiper les dangers

L’anxiété fonctionne comme un système d’anticipation.

Le cerveau essaie de repérer ce qui pourrait mal se passer avant que cela n’arrive. Il compare, prévoit, contrôle et cherche à réduire l’incertitude.

Ce mécanisme n’est pas un manque de volonté. C’est une tentative de protection qui s’est simplement réglée trop haut.

L’incertitude devient difficile à supporter

Dans l’anxiété généralisée, l’incertitude peut devenir presque insupportable.

Ne pas savoir, attendre une réponse, laisser une situation ouverte, ne pas avoir de garantie… tout cela peut déclencher une montée d’alerte.

Alors l’esprit cherche une certitude. Il veut prévoir, comprendre, contrôler, vérifier. Il veut se dire : « C’est bon, je suis sûr·e ».

Le besoin de contrôle donne l’impression de reprendre la main

Quand on se sent anxieux, on cherche logiquement à se rassurer.

On vérifie. On anticipe. On repasse les choses dans sa tête. On cherche la bonne solution à l’avance. On essaie d’être sûr·e.

Et sur le moment, cela soulage un peu.

Lorsque le besoin de contrôle devient la seule manière de se sentir en sécurité, alors il finit par enfermer.

Se raisonner ne suffit pas toujours

Quand le système d’alarme est enclenché, se raisonner ne suffit plus.

Votre tête peut savoir qu’il n’y a pas de danger immédiat, tandis que votre corps, lui, reste en état d’alerte.

C’est aussi pour cela que se forcer à lâcher prise échoue.

Pour pouvoir retrouver du calme, votre système a besoin de retrouver un peu de sécurité.

Si vous avez l’impression de comprendre votre anxiété sans réussir à en sortir durablement, un accompagnement peut vous aider à travailler ce qui maintient cette alerte. Vous pouvez réserver un premier appel gratuit. Cet appel de 15 minutes permet de faire connaissance, de situer brièvement votre difficulté et de voir si l’EMDR peut être adapté à votre situation.

Pourquoi suis-je anxieux·se tous les jours ?

Ce qui apaise l’anxiété à court terme peut parfois l’entretenir à long terme.

C’est souvent ce qui rend le problème si décourageant : vous essayez de vous rassurer, mais le soulagement ne dure pas.

Des stratégies qui soulagent sur le moment

Quand l’alerte monte, il est logique de vouloir agir vite pour se rassurer.

Sur le moment :

  • Cogiter peut donner l’impression d’agir.

  • Vérifier peut donner l’impression de réduire le risque.

  • Anticiper peut donner l’impression d’éviter une catastrophe.

Ce réflexe est compréhensible : votre système cherche à réduire l’inconfort le plus vite possible.

Plus on cherche une certitude totale, plus le doute revient

Le problème, c’est que le cerveau comprend alors : « Si je vérifie autant, c’est qu’il y a vraiment un risque. »

Plus on cherche le contrôle et une certitude totale, plus le doute revient.

La pensée « Je veux juste être sûr·e » peut alors devenir une boucle : plus vous cherchez à être totalement rassuré·e, plus votre esprit trouve une nouvelle faille possible.

Petit à petit, la vie s’organise autour de l’anxiété

Petit à petit, votre énergie se met au service de l’anxiété :

  • ce qu’il faut éviter,

  • ce qu’il faut contrôler,

  • ce qu’il faut prévoir,

  • ce qu’il ne faut surtout pas rater…

L’anxiété ne prend pas toute la place d’un seul coup. Elle la prend morceau par morceau.

Vous pouvez continuer à avancer, mais avec moins de disponibilité intérieure. Moins de repos. Moins de spontanéité. Moins de présence à ce qui se passe réellement.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est une boucle anxieuse

Ce fonctionnement n’est pas un échec personnel.

C’est une boucle :

  • l’alerte déclenche le contrôle ;

  • le contrôle soulage ;

  • puis le doute revient parce que le cerveau a l’impression qu’il y avait bien un danger.

C’est pour cela que vous pouvez comprendre votre anxiété, faire beaucoup d’efforts et pourtant avoir l’impression de retomber toujours dans le même fonctionnement.


Quel lien entre l'anxiété généralisée, l'hypervigilance et mon histoire personnelle ?

L’anxiété ne vient pas toujours d’un événement unique ou spectaculaire.

Elle peut s’être construite dans la répétition :

  • un climat d’insécurité ;

  • des responsabilités prises trop tôt ;

  • des relations imprévisibles ;

  • l’impression de devoir toujours anticiper pour éviter les problèmes.

Si vous avez l’impression d’aller mal sans comprendre pourquoi, vous pouvez lire l’article Je vais mal sans raison : mal-être, anxiété, blessures relationnelles et EMDR.

J’ai appris à rester en alerte

L’anxiété s’est souvent installée pour une bonne raison : vous protéger dans un contexte perçu comme insécure, imprévisible ou menaçant.

Peut-être que vous avez appris très tôt à :

  • repérer les changements d’ambiance ;

  • anticiper les réactions des autres ;

  • éviter les erreurs ;

  • être raisonnable, performant·e ou toujours prêt·e.

Dans ce contexte, rester en alerte a pu être une forme d’adaptation.

L’hypercontrôle peut avoir été une solution avant de devenir un problème

Ce que vous vivez aujourd’hui comme un trait de personnalité est peut-être un système de protection qui a appris à rester en alerte.

Cette vigilance a eu, à un moment de votre vie, une fonction de protection ou de survie.

Le problème, c’est qu’avec le temps, le système est resté réglé trop haut et continue à réagir comme s’il fallait rester prêt en permanence.

Le corps peut continuer à réagir comme si le danger était encore là

Même lorsque la situation actuelle n’est pas dangereuse, le corps peut continuer à envoyer des signaux d’alerte :

  • tension ;

  • agitation intérieure ;

  • sommeil léger ;

  • besoin de vérifier ;

  • difficulté à se poser.

C’est souvent très déroutant, parce que la tête peut dire « tout va bien », pendant que le corps répond « reste prêt·e ».

Comprendre ne suffit pas toujours à rassurer le système

Comprendre aide. Mettre des mots aide. Repérer les mécanismes aide.

Mais quand l’alerte est installée dans le corps, il faut parfois un travail thérapeutique plus profond pour que votre système puisse commencer à intégrer qu’il n’a plus besoin de rester aussi haut.


Comment l’EMDR peut m'aider quand je vis avec une anxiété généralisée ?

L’EMDR ne consiste pas à vous convaincre que tout va bien, ni à vous forcer à lâcher prise.

Le travail vise plutôt à comprendre ce qui active l’alerte, puis à retraiter ce qui reste associé au danger, à l’impuissance ou au besoin de contrôle, tout en réapprenant à ressentir du calme dans le corps.

Pour mieux comprendre cette approche, vous pouvez lire la page dédiée à la thérapie EMDR.

Partir de ce qui s’active aujourd’hui

En EMDR, on ne part pas d’un traumatisme unique ou évident.

On part de ce qui s'active aujourd’hui :

  • une peur de se tromper ;

  • une peur qu’un proche ait un problème ;

  • une peur de ne pas gérer ;

  • une peur de perdre le contrôle.

Ce point de départ permet de comprendre comment votre système d’alerte fonctionne dans le présent.

Repérer les croyances qui entretiennent l’alerte

L’anxiété généralisée s’accompagne souvent de phrases intérieures très puissantes :

  • « Si je ne prévois pas tout, quelque chose va mal se passer » ;

  • « Je ne vais pas y arriver » ;

  • « Je ne suis pas en sécurité » ;

  • « Je dois gérer seul·e ».

Ces croyances ne sont pas seulement des pensées.

Elles peuvent être reliées à des expériences, à des habitudes de survie ou à des moments où il a vraiment fallu tenir, prévoir ou contrôler.

Travailler les traces qui maintiennent l’alerte

L’EMDR peut aider à travailler les traces émotionnelles ou corporelles qui restent actives :

  • événements difficiles ;

  • climats relationnels insécurisants ;

  • périodes de surcharge ;

  • sentiment d’impuissance ;

  • responsabilités trop lourdes ;

  • imprévisibilité répétée.

L’objectif n’est pas d’effacer votre histoire.

L’objectif est d’aider votre système à ne plus réagir aujourd’hui comme si l’ancien danger était encore en cours.

Retrouver plus de sécurité intérieure, sans promettre de ne plus jamais être anxieux·se

Revenir plus facilement au présent, c’est souvent :

  • pouvoir respirer plus librement ;

  • dormir plus profondément ;

  • vérifier moins ;

  • retrouver davantage de présence et d’ancrage.

Il ne s’agit pas de devenir une personne « sans anxiété ».

Il s’agit de retrouver plus de marge intérieure, plus de choix et moins de temps passé en alerte.


Quand consulter pour mon anxiété généralisée ?

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être au bout pour demander de l’aide.

À partir du moment où l’anxiété prend trop de place dans votre corps, vos pensées, vos relations ou vos décisions, cela mérite d’être accompagné.

Quand l’inquiétude prend trop de place dans votre quotidien

Beaucoup de personnes consultent quand le problème les dépasse complètement.

Avant cela, elles se disent souvent que ce n’est pas assez grave, qu’elles peuvent tenir le coup, que ce n’est que du stress.

Et pourtant, vivre en tension permanente finit par coûter cher en qualité de vie : l’énergie, le sommeil, la présence à soi et la disponibilité pour les autres peuvent être touchés.

Quand votre corps reste en alerte même sans danger immédiat

Quand on vit avec ce bruit de fond depuis longtemps, on finit parfois par croire que c’est normal.

Mais si votre corps ne redescend presque jamais ou si votre sommeil, votre concentration ou votre disponibilité relationnelle sont touchés, il peut être utile de demander de l’aide avant d’être complètement épuisé·e.

Vous n’avez pas à vivre durablement avec cette tension comme si c’était normal. Vous pouvez être accompagné·e, à votre rythme.

Si vous sentez que cette anxiété prend trop de place, vous pouvez réserver un premier appel gratuit. Cet appel de 15 minutes permet de faire connaissance, de situer brièvement votre difficulté et de voir si l’EMDR peut être adapté à votre situation.


Questions fréquentes

L’EMDR peut-il aider pour l’anxiété généralisée ?

Oui, l’EMDR peut être pertinent, surtout lorsque l’anxiété entraîne un système d’alerte trop activé, de l’hypervigilance, ou si elle est liée à une sécurité intérieure fragilisée. Le premier appel gratuit permet de voir si cette approche peut correspondre à votre situation.

Faut-il avoir vécu un traumatisme pour consulter en EMDR ?

Non, pas forcément. L'origine de vos difficultés n'est pas toujours un événement unique ou spectaculaire. Des répétitions, des climats relationnels insécurisants, des périodes d’imprévisibilité ou de surcharge peuvent laisser des traces tout aussi importantes dans le système nerveux.

Est-ce que l’objectif est de ne plus jamais être anxieux·se ?

Non. L’anxiété fait partie de la vie. L’objectif est plutôt qu’elle ne pilote plus votre quotidien, que votre système puisse redescendre plus facilement et que vous retrouviez davantage de choix dans vos réactions.

Est-ce que l’EMDR en visio peut être adapté à l’anxiété ?

Oui, si le cadre est adapté et si vous vous sentez suffisamment en sécurité avec le thérapeute. Le premier appel sert justement à vérifier si ce format peut convenir.

Je comprends déjà mon anxiété, est-ce que l’EMDR peut quand même m’aider ?

Oui. On peut comprendre avec la tête et rester en alerte dans le corps. L’EMDR peut aider à travailler ce qui reste activé au-delà de la compréhension intellectuelle. Vous pouvez aussi découvrir le déroulement des séances EMDR en visio si vous souhaitez savoir concrètement comment se passe l’accompagnement.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Vous n’avez pas à vivre durablement avec cette tension comme si vous deviez simplement vous y habituer. Vous pouvez être accompagné·e, à votre rythme.

Vous n’avez pas besoin d’avoir vécu un événement dramatique pour demander de l’aide. Une anxiété persistante, une hypervigilance, une difficulté à poser vos limites ou une estime de soi abîmée sont déjà de bonnes raisons de consulter.

Je suis Gaëtane Plassart, thérapeute EMDR certifiée. J’accompagne en visio les personnes qui vivent avec une anxiété persistante, un besoin de contrôle important, des ruminations, une hypervigilance ou l’impression de ne jamais pouvoir vraiment redescendre.

Mon accompagnement est structuré, progressif et respectueux de votre rythme.

Mon travail consiste à vous aider à comprendre ce qui s’active, puis à retraiter ce qui maintient l’alerte dans le corps et dans les relations, tout en améliorant votre estime de vous.

Cet appel permet de faire connaissance, de situer brièvement votre difficulté et de voir si l’EMDR peut être adapté à votre situation.


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