J’ai besoin de l’autre pour aller bien : peur de l’abandon, dépendance affective et EMDR
- Gaëtane Plassart
- 29 mars
- 14 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Quand la solitude, le silence ou la distance de l’autre réactivent l’angoisse, la peur de l’abandon et le besoin d’être rassuré·e.
Vous avez peut-être remarqué que vous allez mieux quand quelqu’un est là.
Quand l’autre est là, votre corps redescend. Quand l’autre répond, vous respirez. Quand l’autre vous rassure, vous retrouvez un peu de stabilité.
Mais quand vous êtes seul·e ou quand l’autre devient distant, silencieux ou indisponible, tout peut prendre plus de place.
Les pensées tournent, l’angoisse monte, le vide devient plus fort, le corps reste tendu.
Vous pouvez alors vous dire :
« Je devrais réussir à aller bien seul·e » ;
« Je suis trop dépendant·e » ;
« Je ne supporte pas d’être seul·e » ;
« J’ai besoin d’être rassuré·e tout le temps » ;
« Je demande trop aux autres ».
Si vous vous reconnaissez dans cette phrase : « j’ai besoin de l’autre pour aller bien », cela ne veut pas dire que vous êtes faible.
Cela peut vouloir dire que votre système nerveux cherche de la sécurité.
Et quand ce besoin devient intense, douloureux ou difficile à vivre, il peut révéler :
une peur de la solitude ;
une peur de l’abandon ;
une dépendance affective ;
une hypervigilance relationnelle ;
une sécurité intérieure fragilisée.
Dans cet article, nous allons voir ce qui est normal dans le besoin de lien, ce qui devient douloureux, pourquoi le corps peut vivre la distance comme une menace et comment l’EMDR peut aider à travailler ces blessures relationnelles.
L'essentiel en 30 secondes
Avoir besoin de l’autre pour aller bien ne veut pas dire que vous êtes trop fragile.
Le lien peut être un appui réel. Une présence rassurante, une voix stable ou un regard doux peuvent aider le corps à sortir de l’alerte.
Mais il peut y avoir une blessure relationnelle profonde si le silence, la distance ou la solitude déclenchent :
une angoisse ;
un vide intérieur ;
une peur d’être abandonné·e ;
un besoin constant d’être rassuré·e ;
une impression de ne plus tenir sans l’autre.
Cette blessure peut être liée à des expériences passées :
rejet ;
imprévisibilité des autres ;
solitude émotionnelle ;
manque de sécurité affective ;
sentiment de ne pas compter.
Dans ma pratique, l’EMDR permet de travailler ces mécanismes liés à des traumas complexes : blessures relationnelles, troubles de l’attachement, schémas répétitifs.
L’objectif n’est pas de ne plus avoir besoin des autres.
L’objectif est de retrouver assez de sécurité intérieure pour que l’absence de l’autre ne soit plus vécue comme une menace.
Si vous vous reconnaissez déjà dans ces lignes, vous pouvez réserver un premier appel gratuit. Cet appel permet de faire connaissance, de situer brièvement votre difficulté, et de voir si l’EMDR peut être adapté à votre situation.
J’ai besoin de l’autre pour aller bien : est-ce forcément de la dépendance affective ?
Avoir besoin de soutien, de réconfort ou de présence est profondément humain.
Avant de parler de dépendance affective, il est important de distinguer un besoin de lien normal d’un besoin qui devient douloureux, envahissant ou impossible à apaiser seul·e.
Quand le besoin de lien est normal
Nous avons tous besoin des autres.
Nous avons besoin d’être vus, écoutés, rassurés, soutenus dans les moments difficiles.
Ce besoin de lien n’est pas un défaut. Il fait partie du fonctionnement humain.
Notre corps ne s’apaise pas uniquement avec de la volonté ou des raisonnements. Il se régule aussi avec des signaux de sécurité :
une voix calme ;
un visage accueillant ;
un câlin ou un geste de soutien ;
une présence qui reste stable ;
quelqu’un qui ne vous juge pas.
Dans ces moments-là, votre système nerveux reçoit un message implicite : « Je ne suis pas seul·e avec ce que je ressens ».
Alors le corps commence à sortir de l’alerte :
la respiration revient ;
les pensées deviennent un peu moins menaçantes ;
la tension baisse.
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est humain.
C’est ce que l’on appelle la corégulation : la capacité à retrouver du calme grâce à la présence d’un autre.
Quand le besoin de lien prend toute la place
Le besoin de lien peut devenir un problème quand il prend toute la place.
Par exemple :
votre humeur dépend entièrement de sa réponse ;
un silence devient immédiatement menaçant ;
une distance déclenche une peur intense ;
vous acceptez trop pour ne pas perdre le lien ;
vous vous oubliez pour rester aimé·e ;
vous restez dans des relations qui vous blessent ;
vous confondez amour, sécurité et soulagement de l’angoisse.
Dans ce cas, on peut parler de dépendance affective. Mais l’étiquette est moins importante que ce qu’elle révèle.
Souvent, derrière la dépendance apparente, il y a une peur plus profonde :
« Si l’autre s’éloigne, je ne vais pas tenir » ;
« Si l’autre ne m’aime pas, je ne vaux rien » ;
« Si je dérange, on va me laisser » ;
« Si je dis ce que je ressens, je vais perdre le lien ».
Ces peurs-là méritent d’être travaillées avec douceur, parce qu’elles ne disparaissent pas toujours simplement parce qu’on les comprend.
Quand le lien rassure autant qu’il fait souffrir
Avoir besoin de l’autre pour aller bien ne veut pas dire que tous les liens font du bien.
Certains liens apaisent. D’autres maintiennent le corps en vigilance.
Un lien sécurisant vous laisse respirer. Il ne vous humilie pas. Il ne vous fait pas payer vos émotions. Il ne vous oblige pas à marcher sur des œufs.
Certains liens peuvent au contraire activer l’alerte :
critiques répétées ;
imprévisibilité ;
retrait émotionnel ;
froideur soudaine ;
silences punitifs ;
explosions de colère ;
menaces de rupture ;
présence instable, parfois très proche, parfois inaccessible.
Dans ces contextes, vous pouvez développer des stratégies pour retrouver rapidement un peu de sécurité :
envoyer plusieurs messages ;
chercher à être rassuré·e ;
vous suradapter ;
éviter le désaccord ;
surveiller les moindres signes de distance.
Sur le moment, ces stratégies soulagent. Mais à long terme, elles renforcent l’idée que vous ne pouvez pas être en sécurité autrement.
C’est souvent là que l’EMDR devient intéressant : le travail ne vise pas seulement à comprendre, mais à aider le système à retraiter ce qu’il continue de vivre comme dangereux.
Pour mieux comprendre cette approche, vous pouvez aussi lire cette page sur le fonctionnement de l’EMDR ou l'article sur l'EMDR en visio.
Peur de l’abandon, peur de la solitude : pourquoi le corps se met en alerte ?
Quand l’autre s’éloigne ou quand vous vous retrouvez seul·e, votre réaction peut vous sembler disproportionnée.
Mais souvent, le corps ne réagit pas seulement à la situation présente : il réagit à ce qu’elle réactive.
J’ai peur d’être abandonné·e
La peur de l’abandon apparaît quand l’autre semble moins disponible, moins chaleureux ou moins présent.
Parfois, elle apparaît dans des détails du quotidien :
l’autre répond moins vite ;
un message semble plus froid ;
quelqu’un annule un rendez-vous ;
vous sentez une distance ;
vous avez l’impression que l’autre est moins disponible, moins présent, moins tourné vers vous.
Rationnellement, vous savez peut-être que ce n’est pas forcément grave.
Mais dans votre corps, quelque chose s’active. Vous pouvez ressentir :
une urgence à être rassuré·e ;
une peur de ne plus compter ;
une envie de relancer, vérifier, comprendre ;
une forme d’effondrement intérieur.
Dans ces moments-là, ce n’est pas seulement la situation actuelle qui fait mal.
C’est ce qu’elle réactive.
J’ai peur d’être seul·e
Certaines personnes vivent la solitude comme un moment de repos. Un espace pour souffler. Un temps pour récupérer.
Pour d’autres, être seul·e peut devenir très difficile.
Si votre système se met en alerte dès que vous vous retrouvez seul·e, ou même à l’idée de vous retrouver seul·e, alors la solitude devient une épreuve.
Elle active. Elle amplifie. Elle laisse toute la place aux pensées, aux sensations, au vide, aux scénarios du pire.
La solitude peut vous faire ressentir :
un vide intérieur ;
des pensées qui tournent ;
la nécessité de vous occuper l'esprit ;
une peur que personne ne soit là pour vous ;
un besoin urgent d’écrire ou d’appeler quelqu’un ;
la sensation que rester seul·e est trop difficile.
Dans ces moments-là, le problème n’est pas seulement d’être seul·e. Le problème, c’est ce que la solitude réactive en vous.
Ce n’est pas forcément la peur que l’autre parte.
C’est parfois la peur de rester seul·e avec ce qui monte en vous.
Pourquoi les sensations sont-elles si fortes ?
Même si la solitude et l’abandon sont différents, ils peuvent réveiller des sensations très proches :
boule au ventre ;
oppression dans la poitrine ;
agitation ;
vide.
Ce n’est pas forcément la situation actuelle qui explique toute l’intensité de la réaction.
Parfois, le présent rappelle une blessure plus ancienne :
une solitude émotionnelle ;
un lien imprévisible ;
une impression d’avoir trop dû gérer seul·e ;
une peur de ne pas être suffisamment bien pour que l’autre reste.
Votre système intérieur veut éviter à tout prix de revivre la même douleur. Alors, dès qu’il repère quelque chose qui ressemble à cette ancienne blessure, la peur s’active, avec le besoin de contrôler la situation, de se rassurer ou de fuir.
Se répéter « ce n’est rien » ou « je ne devrais pas réagir comme ça » aide rarement.
Le corps ne réagit pas à une idée. Il réagit à une alerte.
C’est précisément ce type d’alerte relationnelle que l’on peut travailler en EMDR.
Vous vous reconnaissez dans cette alerte intérieure ? Si l’absence, le silence ou la distance de l’autre déclenchent beaucoup d’angoisse, nous pouvons faire le point ensemble lors d’un premier appel gratuit. Cet appel permet de voir si l’EMDR peut être adapté à ce que vous traversez.
Pourquoi ai-je autant besoin d’être rassuré·e ?
Le besoin de réassurance n’est pas seulement une question de volonté.
Il peut devenir automatique quand votre sécurité intérieure dépend fortement des signes envoyés par l’autre.
Quand la sécurité intérieure dépend de l’extérieur
Tout le monde n’a pas la même base de sécurité intérieure.
Certaines personnes arrivent assez facilement à se rassurer seules. D’autres ont besoin d’un appui extérieur beaucoup plus fort.
Cela ne veut pas dire qu’elles sont immatures.
Cela peut simplement vouloir dire que leur sécurité intérieure s’est construite dans des conditions moins stables.
Dans l’enfance, vous pouvez avoir appris que :
les autres pouvaient partir ;
l’amour n’était pas inconditionnel ;
vos émotions dérangeaient ;
il fallait être sage, fort·e ou utile pour garder le lien ;
il fallait tout contrôler pour éviter le rejet ;
le soutien de l’autre était instable ;
être seul·e signifiait être en danger émotionnel.
Quand on se construit dans un tel environnement, le lien peut devenir vital.
Pas parce que vous êtes faible, mais parce que votre corps a appris que votre sécurité dépendait des autres.
Et parfois aussi, votre enfance vous a appris que le comportement des autres dépendait de votre façon d’être.
Je vérifie, j’analyse, j’anticipe
Quand le lien a souvent été incertain, le corps peut apprendre à surveiller l’autre en permanence. Il cherche les signes de rejet avant même qu’ils soient là.
L’hypervigilance relationnelle, c’est quand votre système surveille le lien comme s’il devait repérer un danger à tout moment.
Cela peut se manifester de différentes façons :
vous paniquez quand l’autre ne répond pas ;
vous avez besoin d’être rassuré·e encore et encore ;
vous vérifiez les signes de froideur ou de distance ;
vous vous accrochez à des relations qui vous font du mal ;
vous vous sentez calme uniquement quand l’autre est disponible ;
vous passez rapidement de l’apaisement à l’angoisse selon la réaction de l’autre.
Ce fonctionnement peut devenir épuisant. Pour vous. Mais aussi pour vos relations.
Je m’oublie pour ne pas perdre le lien
Quand le lien devient vital, vous pouvez avoir l’impression que votre stabilité dépend entièrement de la disponibilité de l’autre.
Cela peut vous amener à vous adapter en permanence, à taire vos besoins ou à accepter des situations qui vous font du mal, simplement pour éviter de perdre le lien.
Ce n’est pas une question d’intelligence ou de volonté. C’est une stratégie de protection qui est devenue automatique.
Quand l’autre représente la sécurité, il peut devenir très difficile de prendre de la distance, même quand la relation vous fait souffrir.
Vous pouvez savoir qu’un lien vous abîme, tout en ayant l’impression que le perdre serait encore plus douloureux.
C’est souvent ce paradoxe qui bloque :
une partie de vous sait qu’il faudrait partir pour vous protéger ;
une autre a peur de s’effondrer si le lien disparaît.
Vous avez surtout tendance à vous oublier pour préserver la relation ? N'hésitez pas à lire l’article « Je m’efface devant les autres : négligence affective, manque de confiance en soi et EMDR ».
Pourquoi je répète les mêmes schémas relationnels ?
Quand une blessure relationnelle reste active, elle peut influencer le choix des liens, la manière d’aimer, la peur de déplaire et les réactions face à la distance.
Je cherche de la sécurité là où je connais déjà l’insécurité
On peut être attiré·e par des liens instables, non pas parce qu’ils font du bien, mais parce qu’ils sont familiers.
Le corps peut chercher à réparer une ancienne insécurité dans une relation actuelle :
être enfin choisi·e,
enfin rassuré·e,
enfin prioritaire,
enfin suffisamment important·e pour que l’autre reste.
Le problème, c’est que ce type de lien peut réactiver la blessure au lieu de l’apaiser.
C’est pour cette raison que vous pouvez avoir l’impression de revivre les mêmes schémas relationnels, ou de vous retrouver régulièrement dans des relations qui réveillent la même insécurité.
Je comprends ce qui m’arrive, mais je n’arrive pas à changer
Comprendre ce qui se joue peut déjà soulager, mais ne suffit pas toujours.
Cela ne veut pas dire que vous manquez de volonté.
Cela veut dire que le corps réagit plus vite que la pensée.
Car un comportement de protection n’est pas une simple idée : c’est une réponse automatique.
C’est pour cela qu’un travail thérapeutique peut être nécessaire : le travail ne vise pas seulement à comprendre, mais surtout à aider votre système à réagir autrement.
Dépendance affective et EMDR : comment ressentir plus de sécurité ?
En EMDR, il ne s’agit pas de vous convaincre que vous devriez être plus indépendant·e. Le travail consiste plutôt à apaiser ce qui, en vous, vit l’absence, le silence, la distance ou le rejet comme une menace.
Travailler les blessures relationnelles derrière la dépendance affective
Dans ma pratique, j’utilise l’EMDR pour travailler les blessures relationnelles, la dépendance affective, les traumas complexes et le manque d’estime de soi.
Je ne travaille pas seulement sur le symptôme visible :
« Je m’accroche trop » ;
« J’ai besoin d’être rassuré·e tout le temps » ;
« Je panique quand l’autre s’éloigne » ;
« Je n’arrive pas à poser mes limites ».
Je cherche aussi à comprendre ce que ce symptôme protège : une peur de perdre le lien, une insécurité affective, une blessure de rejet, une peur de ne pas compter, ou un schéma relationnel qui se répète.
Retraiter l’alerte liée au silence, au rejet ou à la distance
Quand le système relationnel est en alerte, le problème n’est pas seulement de « trop aimer » ou de « trop avoir besoin ».
Le problème, c’est que le système nerveux réagit comme si la solitude, la distance, le silence, le désaccord ou l’indisponibilité de l’autre représentaient un danger.
L’EMDR permet alors de travailler les mécanismes qui entretiennent ce schéma :
la peur intense de l’abandon ;
le besoin de réassurance permanent ;
la sensation de vide quand l’autre s’éloigne ;
l’angoisse quand vous êtes seul·e ;
l’hypervigilance dans les relations ;
la difficulté à poser ses limites ;
la peur de déranger ;
l’impression de ne pas mériter l’amour ;
les réactions très fortes face au silence, au rejet ou à la distance.
Le travail ne consiste pas à vous convaincre mentalement que tout va bien.
Il consiste à retraiter ce qui s’active dans le corps, dans les émotions et dans les schémas relationnels, pour que le présent ne déclenche plus la même alerte intérieure.
Retrouver de la sécurité intérieure sans se couper des autres
Un accompagnement thérapeutique ne sert pas à vous rendre froid·e, distant·e ou totalement indépendant·e.
La sécurité intérieure, ce n’est pas ne plus avoir besoin de lien.
C’est pouvoir être en lien sans se perdre. C’est pouvoir aimer sans s’accrocher à tout prix. C’est pouvoir demander du soutien sans vous sentir honteux·se. C’est pouvoir être seul·e sans vous sentir abandonné·e. C’est pouvoir poser une limite sans avoir l’impression que tout va s’effondrer.
Concrètement, c’est pouvoir se dire :
« Même si l’autre n’est pas disponible tout de suite, je peux tenir » ;
« Même si quelqu’un est déçu, je garde ma valeur » ;
« Même si je suis seul·e ce soir, je ne suis pas abandonné·e » ;
« Même si un lien change, je peux rester en sécurité à l’intérieur de moi ».
Quand consulter pour une dépendance affective, une peur de l’abandon ou une peur de la solitude ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne invivable pour consulter. Si ce sujet prend trop de place dans votre vie, c’est déjà une raison suffisante pour demander de l’aide.
Je peux consulter si…
Vous pouvez consulter si vous sentez que ce sujet prend trop de place dans votre vie.
Par exemple si :
vous avez peur d’être seul·e ;
vous avez souvent peur d’être abandonné·e ;
vous vivez très mal les silences ou les distances ;
vous avez besoin d’être rassuré·e très souvent ;
vous vous sentez dépendant·e de la disponibilité de l’autre ;
vous avez du mal à vous calmer seul·e ;
vous vous accrochez à des relations qui vous abîment ;
vous avez du mal à poser vos limites par peur de perdre le lien.
Ce que l’accompagnement peut changer
Un accompagnement peut vous aider à comprendre ce qui se rejoue, mais aussi à travailler ce qui met votre corps en alerte quand le lien n’est pas réellement en danger.
L’objectif est que vous puissiez retrouver plus de stabilité émotionnelle, moins subir les silences ou les distances, et choisir vos relations avec davantage de liberté.
Vous n’avez pas à porter seul·e ce qui vous pèse. Vous pouvez être accompagné·e, à votre rythme.
Vous n’avez pas besoin de savoir exactement d’où vient votre difficulté pour demander de l’aide. L’appel sert justement à faire le point.
Questions fréquentes
L’EMDR peut-il aider à traiter la dépendance affective ?
Oui, lorsque la dépendance affective est liée à une peur de l’abandon, une insécurité intérieure, des blessures relationnelles ou des schémas répétitifs. Le travail ne consiste pas à supprimer le besoin de lien. Il consiste à apaiser ce qui rend l’absence, le silence ou la distance si menaçants.
Faut-il avoir vécu un traumatisme grave pour consulter ?
Non. Certaines blessures relationnelles viennent de répétitions, d’imprévisibilité, de solitude émotionnelle ou de manque de sécurité affective. Ce n’est pas toujours un événement unique qui marque. Parfois, c’est une accumulation de situations où le corps a appris qu’il devait rester en alerte.
Est-ce que l’objectif est de ne plus avoir besoin des autres ?
Non. L’objectif est d’être en lien sans se perdre. Il ne s’agit pas de devenir totalement indépendant·e ou de ne plus demander de soutien. Il s’agit de retrouver assez de sécurité intérieure pour que l’absence de l’autre ne soit plus vécue comme une menace.
Est-ce que l’EMDR peut aider si je comprends déjà mon problème ?
Oui, c’est même une situation fréquente. Vous pouvez très bien comprendre votre fonctionnement, repérer vos schémas, savoir que votre réaction est disproportionnée… et continuer à être submergé·e quand l’autre s’éloigne ou ne répond pas. Cela ne veut pas dire que vous échouez. Cela veut dire que votre corps n’a pas encore intégré la sécurité que votre tête comprend déjà.
Peut-on travailler la peur de l’abandon en EMDR même si elle revient dans les relations actuelles ?
Oui. Une difficulté actuelle peut être une porte d’entrée pour comprendre ce qu’elle réactive : peur du rejet, sentiment de ne pas compter, insécurité dans le lien, ou impression que tout peut s’effondrer si l’autre s’éloigne. En séance, le travail se fait toujours progressivement, à votre rythme, en fonction de ce que votre système peut aborder sans se sentir débordé. Si vous hésitez parce que vous ne savez pas à quoi vous attendre, vous pouvez découvrir comment se déroulent les séances EMDR en visio.
Vous vous reconnaissez dans cet article ?
Si ce que vous venez de lire résonne avec ce que vous traversez, votre mal-être mérite d’être pris au sérieux, même s’il est difficile à expliquer.
Vous n’avez pas besoin d’avoir vécu un événement dramatique pour demander de l’aide. Une anxiété persistante, une hypervigilance, des blessures relationnelles, des schémas répétitifs, une difficulté à poser vos limites ou une estime de soi abîmée sont déjà de bonnes raisons de consulter.
Je suis Gaëtane Plassart, thérapeute EMDR certifiée. J’accompagne en visio les personnes qui se sentent prises dans des schémas relationnels douloureux : peur de l’abandon, dépendance affective, besoin constant d’être rassuré·e, difficulté à poser ses limites, sentiment de ne pas compter ou de ne pas être assez.
Mon travail consiste à vous aider à comprendre ce qui s’active, puis à retraiter ce qui maintient l’alerte dans le corps et dans les relations, tout en améliorant votre estime de vous.
Cet appel permet de faire connaissance, de situer brièvement votre difficulté et de voir si l’EMDR peut être adapté à votre situation.

